Discussion du vendredi 19 février 2010
Tabous et fétiches
|
De tous temps, les sociétés ont érigé des règles pour canaliser la sexualité des individus, mais ces règles sont assez arbitraires. Sur la photo, on voit des guerriers de la tribu des Marind-anim (Nouvelle-Guinée) en tenue de cérémonie. Avant l’influence des missionnaires occidentaux, cette culture (et ce n’est pas la seule) considérait l’hétérosexualité comme moralement répréhensible (sic) et célébrait la sexualité entre hommes. |
* Y a-t-il un prérequis pour que quelqu’un m’attire?
* Quel serait mon scénario érotique idéal?
* Sexualité des uns, tabou pour les autres?
* Trouver sa propre voie entre fétiche et le tabou?
* Vaut-il la peine de tenter de dépasser ses propres tabous?
Accueil dès 19h10.  Début de la discussion à 19h30.
(Anim. : Pierre)
L’impossibilité de juger
Le jugement de valeur n’a aucune réalité. Il est uniquement social et donc dépendant. Bien sûr, votre comportement en société doit s’y conformer. Mais dans votre coeur ? Vous ne devez porter aucun jugement de valeur.
Le jugement de valeur ou l’opinion des autres est une illusion complète… Personne ne peut vous connaître : c’est contre nature qu’un homme puisse en connaître un autre… Alors quelle peut être la valeur de l’opinion d’un autre ?… Si personne ne peut vous connaître, la question de l’opinion d’autrui ne se pose même pas.   [...]
Juger est une illusion parce que si vous devez juger, vous vous servez de votre propre échelle de valeurs. Derrière le jugement se cache la croyance que tout le monde est identique.
Quand vous dites « vous devriez faire cela », vous vous imaginez que vous êtes à la place de votre interlocuteur. Mais vous n’y êtes pas, vous vous identifiez à lui.
Il n’est pas question de dire « il aurait pu ». S’il l’avait pu, il l’aurait fait. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il ne le pouvait pas.
SVÂMI PRAJNANPAD,  ABC d’une sagesse, 2009, p. 94-95.


