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	<title>     Discussions pour hommes gais &#187; CEGEP</title>
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		<title>L&#8217;homophobie frappe les hétéros !</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 06:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groupe de discussion]]></category>
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		<category><![CDATA[Homophobie à l'école]]></category>
		<category><![CDATA[Line Chamberland]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Les deux tiers des jeunes collégiens victimes d’incidents homophobes se définissent comme hétérosexuels. « Ils ont été intimidés parce qu’on les a perçus comme gais ou lesbiennes ou parce qu’ils étaient différents ou encore on a voulu les insulter ou les humilier », note Line Chamberland, dans le sillage de son projet de recherche, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 12px; text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><em><strong>Les deux tiers des jeunes collégiens victimes d’incidents homophobes se définissent comme hétérosexuels.</strong></em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><span style="color: #333333;">« Ils ont été intimidés parce qu’on les a perçus comme gais ou lesbiennes ou parce qu’ils étaient différents ou encore on a voulu les insulter ou les humilier », note Line Chamberland, dans le sillage de son projet de recherche, dont le Journal l&#8217;UQAM daté du 23 mars 2009, a fait état à la une.</span></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><span style="color: #333333;"> </span></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2818" title="homophobie-scolaire-journal-uqam2" src="http://www.gai-gdm.org/wp-content/uploads/2009/07/homophobie-scolaire-journal-uqam2.gif" alt="homophobie-scolaire-journal-uqam2" width="500" height="204" /></p>
<table style="border: 0pt solid #e6e6fa; width: 500px; height: 40px; background-color: #ffffff;" border="0" cellspacing="10">
<tbody>
<tr>
<td valign="top">
<p><span style="color: #333333;">Anne-Marie Brunet</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><span style="color: #000000;"><strong>En 1969, le «bill omnibus» décriminalisait</strong></span> <span style="color: #333333;">l&#8217;homosexualité. En 2005,  le Canada était le quatrième pays au  monde à reconnaître le mariage  entre conjoints de même sexe. Si  l&#8217;égalité juridique a progressé en  40 ans, les mentalités n&#8217;ont pas  évolué au même rythme. Le milieu  scolaire est l&#8217;un des domaines où  l&#8217;homophobie reste très présente.  Les études semblent confirmer  que le phénomène de l&#8217;homophobie  atteint son point culminant  à l&#8217;école secondaire. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><span style="color: #333333;">Line  Chamberland, sociologue et professeure  associée à l&#8217;Institut de  recherches et d&#8217;études féministes  (IREF), dirige, depuis 2007, une  vaste recherche sur l&#8217;homophobie  à l&#8217;école secondaire et au cégep.  Son équipe est composée de  Gilbert Émond, Concordia; Danielle  Julien, UQAM; Joanne Otis,  UQAM; Bill Ryan, McGill et de  nombreux adjoints de recherche,  dont Michael Bernier et Gabrielle  Richard, tous deux de l&#8217;UQAM.  D&#8217;une durée de trois ans, la  recherche est subventionnée par  l&#8217;Action concertée du Programme  de recherche sur la persévérance  et la réussite scolaires, le Fonds  québécois de recherche sur la  société et la culture (FQRSC), le  ministère de l&#8217;Éducation, du Loisir  et du Sport et le Conseil de la  recherche en sciences humaines  (CRSH).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><span style="color: #000000;"><strong>L’HOMOPHOBIE TOUCHE  TOUT LE MONDE</strong></span> <span style="color: #333333;">Les résultats préliminaires d’un  des volets de la recherche réalisée  auprès d’une centaine d’élèves de  trois écoles secondaires sont surprenants.  Ils montrent que près du  tiers des répondants seraient victimes  d’insultes ou de violence </span></span><span style="color: #333333;">physique à caractère homophobe. </span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Plus étonnant encore : ils révèlent  que le phénomène de l’homophobie  à l’école ne touche pas que les  jeunes gais et lesbiennes. «Nous  avons été surpris de constater que  l’homophobie concerne également  des jeunes qui ne sont pas homosexuels,  mais qui sont perçus  comme tels parce qu’ils sont différents.  Elle atteint aussi leurs amis,  leurs frères et soeurs et les jeunes  dont les parents sont homosexuels»,  souligne la chercheuse.  L’autre volet de la recherche concerne  le niveau collégial. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">L’équipe  de Mme Chamberland est la  première à aborder le sujet de  l’homophobie dans ce milieu. Une  enquête a été menée auprès de  1844 étudiants dans 26 cégeps de  Montréal, de Québec et en région.  L’analyse des résultats et du contenu  des discussions de groupes  permet de voir si le phénomène de  l’homophobie, identifié à l’école  secondaire, persiste au collège. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">À première vue, l’homophobie  au cégep est beaucoup plus marginale  qu’au secondaire. Ainsi,  parmi les 1844 répondants à un  questionnaire mesurant les attitudes  et les perceptions face à l’homosexualité,  seulement 82 (4,5 %) ont  dit être victimes d’au moins un incident  homophobe. Les deux tiers des  étudiants se définissent comme  hétérosexuels et 35 % comme gais,  lesbiennes, bisexuels ou en questionnement.  «Il est important de  préciser, dit Mme Chamberland,  que le risque est plus élevé pour  ceux qui s’identifient comme lesbiennes  ou gais. Parmi les jeunes  non-hétérosexuels, 24 % ont déjà été victimes de gestes homophobes. Parmis le hétérosexuels, seulement 3% l&#8217;ont été.</span><span style="color: #333333;">»</span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong>c2</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Parmi les hétérosexuels, seulement  3 % l’ont été.»  Il demeure que les deux tiers des  jeunes collégiens victimes d’incidents  homophobes se définissent  comme hétérosexuels. «Ils ont été  intimidés parce qu’on les a perçus  comme gais ou lesbiennes ou parce  qu’ils étaient différents ou encore  on a voulu les insulter ou les humilier  », note Line Chamberland. Les  mots «gai», «tapette», «fif», «lesbienne  », «homosexuel» sont des  termes injurieux, utilisés pour disqualifier  et rabaisser. «À l’adolescence,  à l’époque où l’identité se  construit, les gais et les lesbiennes,  sont des figures de distanciation que  l’on dénigre pour mieux se valoriser,  explique la chercheuse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>COMME UNE CLOCHE  QUI RÉSONNE</strong></span> <span style="color: #333333;">Certains étudiants gais et lesbiennes  ont tendance à idéaliser le cégep. Ils  ont une vision très positive de l’ouverture  de leur nouveau milieu  d’étude à l’égard de l’homosexualité.  Or, il suffit souvent de peu pour  raviver les blessures du secondaire  (une affiche déchirée, un comptoir  faisant la promotion d’une activité</span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong>c3</strong></span></p>
</td>
<td valign="top">
<hr style="border: 1px solid #cccccc; height: 1px; width: 100%; color: #ffffff;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">homosexuelle évitée par les hétérosexuels,  etc.) «Un étudiant a utilisé  l’image d’une cloche qui résonne,  pour décrire ce qu’il avait ressenti  quand un événement avait réveillé  en lui les souvenirs de son passage  au secondaire.» L’homophobie au  cégep est loin de la stigmatisation  et de la violence vécues au  secondaire. Souvent, les jeunes gais  et lesbiennes ne se sentent pas  suffisamment en confiance et en  sécurité pour agir librement et pour  «sortir du placard», selon l’expression  consacrée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">À terme, cette recherche cherchera  à dresser un portrait de  l’homophobie dans les établissements  du secteur public de niveau  secondaire de 2e cycle et de niveau  collégial. Elle examinera l’impact  des expériences de victimisation  vécues par des jeunes sur leur  cheminement scolaire. Finalement  elle identifiera et diffusera des  pratiques d’intervention, afin de  créer des environnements sécuritaires  pour les étudiants des deux  niveaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><br class="spacer_" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><br class="spacer_" /></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table style="background-color: #ffffff; width: 500px; height: 158px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<p><span style="color: #888888;"><img class="size-full wp-image-2786 alignright" title="Line Chamberland" src="http://www.gai-gdm.org/wp-content/uploads/2009/07/line-chamberland.gif" alt="line-chamberland" width="295" height="148" /></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="color: #888888;"><span style="font-size: xx-small;">Document proposé par<br />
 </span></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><span style="font-size: xx-small;">Adaptation du document pour le Web<br />
 GDM Inc. &#8211; <a href="http://www.w3d.ca ">w3d.ca</a></span><br class="spacer_" /></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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