La communication bienveillante

Aperçu de deux livres de Marshall B. Rosenberg :

La communication non-violente au quotidien
(2003)

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) (1999)

« J’aime nous savoir sans obligation de réussir »
Marshall B. Rosenberg

Quatre étapes du processus de communication bienveillante :

1. Observation – 2. Sentiment – 3. Besoin – 4. Demande.

1. Observation : ne pas mélanger observation et évaluation (jugement). Autrement, on plaque les interprétations d’une personne sur le comportement d’une autre. Exemple : « Tu es toujours occupé », au lieu de : « Ça fait deux mois que tu ne m’as pas appelé ». La communication empathique est alors brisée, et l’autre sera vraisemblablement mis sur la défensive.

« Je peux accepter que tu me dises
Ce que j’ai fait ou pas fait.
Et je peux m’arranger de tes interprétations
Mais je t’en prie ne ménage pas les deux.
Si tu veux semer la confusion
Je peux te dire comment :
Mélange ce que je fais
Et ta façon d’y réagir. »
(Marshall B. Rosenberg)

Quand celui qui s’exprime a l’impression que tout ce qui se passe en lui a été reçu avec empathie, il se sent soulagé, la tension baisse dans son corps. Et quand il se sent suffisamment compris dans l’immédiat, il a tendance à cesser de parler. Pour vérifier qu’il a reçu suffisamment d’attention, on peut lui demander : « Veux-tu ajouter quelque chose? »

2. Exprimer ce qui se passe, nos sentiments, qui fournissent des informations sur notre degré de bien-être.

« J’ai grandi en croyant qu’on attendait de moi
Que je trouve à quel point j’étais fort et violent.
Mais John Wayne n’est plus mon héros
Et je vais laisser paraître mes peurs et mes blessures.
Quand j’étais triste ou seul, j’avais peur de l’avouer.
Je croyais que les sentiments étaient de la faiblesse
Et que la faiblesse était mauvaise.

Mais John Wayne n’est plus mon héros
Et je vais laisser paraître ma douceur. »
[...]
Et je vais laisser paraître ma vulnérabilité. »
(Marshall B. Rosenberg)

« Les actes ou les paroles d’autrui peuvent être un facteur déclenchant de nos sentiments, mais en aucun cas leur cause. Nos sentiments découlent de la façon dont nous choisissons  de recevoir les actes et les paroles d’autrui, de même que de nos attentes particulières à ce moment-là.»  Nous pouvons réagir à un message négatif de quatre manières :  a) nous sentir fautif; b) rejeter la faute sur l’autre; c) percevoir nos propres sentiments et besoins, activés par le message reçu; d) chercher à percevoir les sentiments et les besoins de l’autre.

3. Identifier et exprimer le besoin qui se trouve à la base du sentiment.

Phrase du genre : Je me sens … parce que JE

Exemple :  Je suis en colère quand tu n’arrives pas à l’heure parce que j’interprète ton retard comme un manque de respect du temps dont je dispose;

au lieu de : Je suis en colère parce que tu n’arrives pas à l’heure.

4. Demander ce que j’aimerais recevoir pour me rendre la vie plus belle.

Formuler une demande positive (ce que l’on aimerait que l’autre fasse, plutôt que ce que l’on aime pas qu’il fasse, car cette dernière stratégie renseigne peu sur la nature réelle de la demande), précise et spécifique, mais qui reste non contraignante pour autrui. L’autre demeure libre d’y répondre favorablement; dans le cas contraire, on peut retourner au besoin pour trouver d’autres manières d’y répondre.

Climat général pendant tout le processus : accueil avec empathie de ce qui se passe chez l’autre et de ce qu’il demande (mais sans obligation).

On peut aussi utiliser un processus identique, seul avec soi-même pour dénouer ses blocages. On se donne alors de l’empathie à soi-même.

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Pour en savoir plus sur le sujet :
Voici un résumé pratique
et un exposé plus détaillé de la méthode.




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